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Journée internationale du bonheur par l’ONU

21 03 2016 63708818 Bonheur Au Travail

Un article du 16 mars dernier d’Anne-Marie Yvon de Radio-Canada intitulé Nul besoin d’un ministre du Bonheur au Canada stipule que : « Les Canadiens sont naturellement heureux et le demeurent d’année en année, selon des données recueillies, pour une quatrième fois, par le programme Réseau de solutions pour le développement durable de l’ONU (Sustainable Development Solutions Network).  Cet organisme a quantifié le bonheur dans 157 pays en analysant les conditions de vie, pour tenter d’influencer les politiques des gouvernements. Dans le cadre de la Journée internationale du bonheur, célébrée le 20 mars par l’ONU, cette étude nous apprend donc que le Canada demeure dans le peloton des dix pays les plus heureux du monde, pour la période 2013-2015. » L’article fait également référence à la nomination d’une ministre du bonheur aux Émirats arabes unis en février dernier, région du globe ne figurant pas dans le peloton de tête de cette même étude. Nous n’aurions pas besoin d’un tel ministère parce que sommes déjà bons… Comme si nous ne pouvions pas continuer de nous améliorer! Qui porte le chapeau de ministre du Bonheur dans votre organisation? C’est bien connu, les employeurs et patrons doivent composer avec la réalité de porter plusieurs chapeaux. Entre autres, ceux de ministre des Finances, du Développement économique et du Travail. Plus rarement, ils portent ceux de la Famille, de l’Éducation ou du Bonheur! Même si notre moyenne est intéressante au Canada, au sein de nos entreprises, chaque leader devrait avoir son propre chapeau de ministre du Bonheur. Ce chapeau ne devrait pas être plus important que celui des finances et du travail, mais il ne devrait pas non plus l’être moins. Changer de perspective Ainsi, nous pourrions systématiser des questions atypiques mais fondamentales dans nos processus de décisions. Nous avons parlé allègrement dans les chroniques antérieures des défis et des enjeux de productivité, d’efficience et de bonheur dans nos organisations. Pour être cohérents, et dans une perspective de développement durable et intégré, nous devrions automatiquement inclure dans nos réflexions, analyses et décisions, la prise en considération des impacts humains pouvant affecter le bonheur des personnes nous faisant confiance. Trop souvent, ces éléments ne sont considérés que lors de grands changements. Nous devons intégrer ce niveau de préoccupations dans nos opérations quotidiennes. Évidemment, nous ne voulons pas que des processus de changements importants dérapent. Par contre, tous les petits changements que nous vivons constamment peuvent potentiellement faire naitre des irritants et des causes de résistance. Notre vie de tous les jours au travail contient donc un potentiel élevé de désagréments et d’irritants représentant un risque aussi significatif que des virages corporatifs majeurs. Parions qu’intégrer en permanence le souci du bonheur à des personnes qui partagent nos vies professionnelles contribuera à la gestion des changements, leur intégration et à l’évolution de nos organisations. Les résultats différents que nous obtiendrons ne relèveront pas du hasard mais du fait qu’ayant le réflexe permanent de tenir compte du bonheur des personnes changera nos pratiques en gestion humaine des ressources. Chronique radio
Pour écouter la chronique radio en lien avec ce billet, visitez :
Bonheur au travail sur les ondes de Radio-Canada "Des matins en or"

La machine à café

Billet Cafe

Productivité et complicité

Véritable incontournable dans la vie des travailleurs, qui n’a jamais éternisé une pause devant la machine à café avec un collègue? Que celui-ci me lance le premier grain de café! Est-ce que les gestionnaires devraient baliser ou encadrer ces pauses? Sont-elles signe d’improductivité?  La machine à café est évidemment ici une métaphore puisque les lieux où nous échangeons avec nos collègues sont nombreux, autour du bureau, du photocopieur, accoté au comptoir de la réception et j’en passe.

Des pauses coûteuses?

La pause café a mauvaise presse puisqu’elle est perçue comme source d’improductivité par les gestionnaires : une étude britannique soutient que celles-ci coûtent environ 500 euros (750 $) par employé chaque année à l’entreprise. Et si ces moments d’échanges entre employés étaient au contraire un outil efficace de cohésion dans les équipes permettant ainsi une augmentation de la productivité? 

Les relations de travail

Au-delà de notre amour pour notre travail, de l’intérêt qu’on porte pour nos tâches, une des raisons qui nous motivent à sortir du lit les lundis matins, c’est de retrouver ses collègues. « J’ai hâte que Mathieu me parle de sa fin de semaine de vélo » ou « Geneviève aura sans doute une anecdote savoureuse à raconter ». Les relations interpersonnelles harmonieuses au travail sont nécessaires pour de nombreuses raisons, mais principalement pour la rétention du personnel.  Ce n’est pas un hasard si certains milieux de travail se qualifient comme étant une famille ou un clan. Les pauses et les moments informels permettent d’en apprendre un peu plus sur les passions et les loisirs de ses coéquipiers. C’est à ce moment que naissent des amitiés. Une équipe qui se connaît, qui comprend les forces et les faiblesses des autres est une équipe qui performe davantage.

La Génération Y

La génération Y n’est pas la plus encline à aller passer 15 minutes dans une salle de repos, au contraire, le temps de travail des Y est davantage segmenté en micropauses, leur permettant ainsi d’acheter un billet de spectacle en ligne, de fureter sur leur page Facebook et d’aller payer leur carte de crédit. Ils sont nombreux à repousser le 9 à 5 classique de leurs parents et certains n’hésiteront pas à discuter plus d’une demi-heure avec un collègue puisqu’ils savent très bien qu’ils seront encore au bureau à 18 h 30. 

En parlant de cette génération, elle espère probablement la présence d’une machine expresso dans son milieu de travail et que les derniers thés à la mode se retrouvent dans l’armoire. Pourquoi? Parce que cette génération espère recevoir des avantages autres que monétaires et justement, pouvoir disposer de leur temps de travail comme ils le souhaitent. 

Leadership et café

Souvent réservées au personnel, les pauses devraient être l’occasion pour les gestionnaires de se familiariser avec les préoccupations et souhaits de leurs employés ou tout simplement de créer des liens avec eux. Avouons-le, nous avons tous déjà rencontré un patron souhaitant être écouté et respecté de son équipe qui ne consacrait pas l’énergie nécessaire à connaitre ses employés. Le leadership ne s’achète pas, c’est en créant des liens durables que nous serons portés à suivre les orientations de nos chefs d’équipe.

Bref, la machine à café devrait être une zone sans classe sociale, où gestionnaires et employés cohabitent et échangent facilitant alors les collaborations futures. Pour les plus grandes entreprises, ce lieu peut également permettre de se faire connaitre auprès d’autres départements et favoriser son réseau de contacts.

Équilibre, quand tu nous tiens!

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Source de bonheur importante pour les enfants, la semaine de relâche peut rapidement devenir un véritable casse-tête pour les parents. Naturellement, nous cherchons des solutions à nos casse-têtes pouvant mettre en jeu notre équilibre. Une solution : l’absentéisme! Selon un récent sondage de la Fédération de l’entreprise indépendante, 87 % des PME du Québec offrent des mesures de conciliation travail-vie personnelle à leur personnel. Heureusement, parce que selon un sondage CROP, 23 % des Québécois ont invoqué une fausse raison pour s’absenter du travail! Ne nous mettons pas la tête dans le sable. Nous avons besoin de temps, de repos et d’équilibre. De plus, la famille est l’une des principales sources de nos besoins émergeants pour être heureux, avoir le sentiment satisfaisant de faire les bonnes choses et être à la bonne place. Ce n’est pas par hasard que des pays comme la France offre cinq semaines de congé annuellement. La chasse et la relâche! Dans un pays comme le nôtre, partir à la chasse à toutes sortes de bêtes fait partie de notre culture et de nos coutumes. En fait, je n’ai jamais vu un chasseur s’absenter du travail la mine basse, penaud et habité par un sentiment de culpabilité! Alors, comment se fait-il que la semaine de relâche de nos enfants représente un défi? Il y a là pour moi un indicateur important du niveau de conciliation de nos entreprises, de notre société. Même si nous réussissons à nous débrouiller, pourquoi est-ce si forçant de concilier notre productivité et nos obligations personnelles? Particulièrement si ces moments peuvent être agréables, voire heureux. Nos pièges Autant comme employeur que comme employé, tant que nous entretenons la croyance que la conciliation lors de cette période n’est pas possible au sein de votre organisation, ça sera le cas! De plus, si nous sommes pris dans nos pièges de performance, de contrôle ou autres, nos besoins corporatifs et personnels demeureront inconciliables. Si en plus nous craignons le jugement sévère du patron, de certains collègues et clients, il sera difficile de lâcher prise et de chercher des solutions créatives. Alors que les technologies de type IMachin devraient contribuer à nous donner des parts de liberté recherchées, nous n’avons jamais tant eu de difficulté à décrocher. Cette tendance bien réelle se reflète chez les voyagistes offrant une quantité importante d’escapades d’une durée de trois jours! Il ne faudrait tout de même pas exagérer et quitter quatre jours! Je continue à croire que pour rendre la conciliation possible, il faut identifier les craintes de vos patrons et chercher des solutions pour les sécuriser afin de maintenir notre productivité et notre efficience. Se légitimer et planifier Selon moi, à tort ou à raison, la légitimité est avant tout un combat intérieur. Se sentir déchiré est normal et humain. Ce qui compte, c’est ce que nous faisons de cet inconfort. Personne ne nous légitimera dans notre recherche d’équilibre si nous ne nous légitimons pas nous-même. Cette étape est fondamentale pour commencer à entrevoir les possibilités et oser en parler. Demander de l’aide à ses collègues et à son patron pour trouver ensemble des solutions n’est pas un signe de de faiblesse. Si la semaine de relâche 2016 est un défi pour vous, souvenez-vous qu’il y en aura une autre en 2017! Commencez dès maintenant à en discuter et à la planifier!

Être et rester mobilisé!

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La mobilisation? Rassembler et dynamiser ses énergies. Nous avons tous vécu une expérience au travail ou dans nos loisirs où nous avons été surpris à la fin de la journée de la quantité et de la qualité du travail accompli. Que ce soit dans la construction, d’un camp de chasse ou quelque chose à produire au boulot, la somme de travail réalisé semblait dépasser le nombre de personnes engagées. Du coup, les délais étaient devancés, en plus d’avoir ressenti un bon niveau de satisfaction ou même de plaisir à travailler ensemble. Vous étiez mobilisés! Une vision À ce moment, vous aviez une vision, vous connaissiez exactement la destination et les objectifs à atteindre. Qui plus est, la réalisation de cette vision vous enthousiasmait et vous êtiez partie prenante au projet. Pour revivre de tels moments au travail, vous devez, comme employé, connaître ce que vous voulez, les raisons pour lesquelles vous êtes prêts ou non à vous dépasser. Vos propres objectifs doivent être clairs et pouvoir s’harmoniser avec ceux de votre employeur. Sinon, tôt ou tard, vous n’entrerez au travail que pour la paye! De l’action! Même si tout semble avoir un sens, est-ce que je réussis à bouger, à organiser et structurer mon travail afin de rencontrer à la fois les besoins de l’entreprise et les miens? Si je souhaite que les politiques, les procédures, les méthodes et les façons de faire de mon employeur tiennent compte de mes besoins, de mes limites, de mes idées, de mes contraintes, encore faut-il que je les connaisse! Pour demeurer dynamisé, engagé et mobilisé, je dois faire l’inventaire de mes besoins et sentir que je peux parfois réussir à influencer mon patron à l’égard de nos façons de faire pour combiner un souci d’efficience et de respect des besoins personnels. D’innombrables exemples vécus en entreprise confirment qu’il s’agit à chaque fois d’un défi important : concilier des besoins qui, à première vue, semblent inconciliables. Pire, des besoins envers lesquels dans un passé pas si lointain, et parfois encore aujourd’hui, l’employeur ne se sentait aucune responsabilité. Du cœur! Ma définition du plaisir au travail de même que ma conception des saines communications en entreprise peuvent être très différentes des vôtres. Mes critères me permettant d’avoir confiance en vous et les vôtres pour avoir confiance en moi différent probablement également. Pour que le cœur y soit, je dois connaître ce que j’ai le goût de vivre en lien avec nos façons d’être au travail.
Qui suis-je pour me permettre de critiquer des pratiques de mon employeur si je ne sais pas ce que je veux? Si je n’ai pas eu le courage nommer mes attentes ou que devant des réponses négatives j’ai tout de même choisi de rester? Qui suis-je comme employeur si je n’ai pas écouté mes équipes assez attentivement? Si je n’ai pas tenu compte de ce que j’ai entendu? Si je n’ai pas fait preuve d’ouverture ou de créativité ou si je n’ai pas donné de feed-back clair sur les raisons de mes positionnements? Un défi collectif Remettre des évidences en question n’est pas de tout repos! Nous avons tous la responsabilité partagée de construire ensemble des organisations modernes, innovantes et humaines.
Venez nous rencontrer. Ensemble, nous trouverons des solutions simples et accessibles pour faire face à la complexité grandissante.

Devrait-on avoir des attentes?

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Devrait-on ou non avoir des attentes? Question difficile. La majorité des gens que je rencontre ont des attentes à l’égard de leur employeur et de leurs collègues. Plusieurs mentionnent ne pas, ou ne plus en avoir. Comme moyen de protection, ne pas avoir d’attentes peut permettre d’éviter d’être déçu. Cependant, ce positionnement fonctionne rarement… Nous n’avons pas d’attentes? Rarement… très rarement. Les gens que je rencontre prétendant ne pas avoir d’attentes ont habituellement été déçus, choqués ou blessés dans le passé. Il est alors facile de comprendre le rapport que ces personnes entretiennent avec la notion d’attente. Il importe de faire la distinction entre ne pas avoir d’attentes et ne pas oser les nommer. Si je continue de nourrir des attentes à l’égard des autres, mais que je les garde pour moi, je risque de vivre d’autres déceptions. Pire, ces malheurs s’additionneront et finiront par représenter un poids insoutenable. De plus, je souffrirai seul car personne ne peut m’aider en lien avec ce que j’ai gardé pour moi. Heureusement, grâce à quelques collègues, je ne resterai pas seul longtemps, car ils percevront rapidement mon désarroi. Preuve que nos collègues et patrons, sensibles, empathiques et observateurs sont capables de nous lire. S’ils peuvent lire nos réactions, ils peuvent probablement lire également le fait que nous ayons des attentes. Ils ne pourront pas deviner lesquelles, mais ils ne sont pas dupes. Ils auront tôt fait de saisir l’incohérence entre mon discours à l’effet que je n’ai pas d’attentes et ma façon de me comporter. Il est donc faux de mentionner ne pas avoir d’attentes si mes relations avec mon entourage me font vivre des émotions négatives et même positives. Ne pas avoir d’attentes signifierait plutôt être complètement indifférent, ce que nous sommes rarement. Nous portons des jugements J’ai toujours pensé, à tort ou à raison, que porter des jugements est un signe d’intelligence démontrant notre capacité à faire des liens. Si je me permets de porter un jugement, c’est probablement parce que je fais un lien entre ce que je constate dans ma réalité et les attentes que j’entretiens. Pour moi, porter des jugements, au sens de faire des constats basés sur des faits et des intuitions à valider, est nécessaire. Par contre, juger les autres en leur prêtant des intentions du type «on sait bien…», «bon, encore..», «il fait toujours ça…» nous éloigne considérablement de la notion de confiance et de respect. Lorsque je porte des jugements sur les autres en leur prêtant des intentions, je me donne raison de douter. Je me donne également bonne conscience en mettant la faute sur l’autre alors que je n’ai pas eu le courage de nommer mes attentes et de tenter de convenir de ce qui pourrait être mutuellement acceptable. Nous ne sommes pas des touristes Nous sommes responsables de ce qui nous arrive, sinon, au minimum, de nos réactions face à ce que nous vivons. Même les touristes n’ayant à première vue aucune responsabilité en lien avec ce qui leur arrive en voyage ont des responsabilités. En plus de choisir leurs destinations, leurs activités, leurs transports, leurs assurances, etc., ils ont probablement mentionné quelques attentes à leur agent de voyage pour éviter de se ramasser n’importe où. Avoir et garder espoir Avoir des attentes signifie être également capable de nourrir, voire chérir, des rêves, des souhaits et des ambitions. Ne plus avoir d’attentes pourrait à ce moment signifier être dans l’indifférence et sans espoir. La vie, incluant la vie au travail, est trop belle et pleine de potentiel pour ne pas espérer que demain soit non seulement une belle journée, mais une journée encore meilleure qu’aujourd’hui!