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Les opportunités de l’absentéisme

Éternel optimiste, j’aime croire qu’il y a des opportunités dans tout ce qui nous arrive. Et si l’absentéisme de certains de nos travailleurs était une opportunité pour nos organisations?


Des chiffres qui font réfléchir

Une enquête récente nous apprend que le stress représente 19 % des coûts d’absentéisme, 40 % des coûts de roulement de personnel et 60 % des coûts des accidents de travail. Au Canada, la dernière enquête de Morneau Shelpell publiée en 2015 rapporte que 58 % des employés se disent affectés négativement par le stress, 45 % ont pensé quitter leur emploi en raison du stress et 25 % déclarent avoir été malades à cause du stress au travail.


Une timide priorité

De plus en plus d’entreprises se soucient de la santé physique et mentale de leur personnel. Il n’en demeure pas moins que, globalement, ce nombre d’entreprises pourrait largement être plus élevé.

De nombreuses actions sur les facteurs individuels et les habitudes de vie sont recensées. Par contre, en entreprise, se pose-t-on les bonnes questions? Surtout, voulons-nous avoir les réponses?

Encourager les gens à prendre soin d’eux et mettre sur pied des activités de prévention est une chose. Vouloir vraiment partager cette responsabilité avec les personnes nous faisant confiance au point de remettre en question des éléments de notre organisation en est une autre!


Se préoccuper des absences ou favoriser la présence

Nous sommes souvent mal à l’aise, mal habiles et impuissants face à l’absentéisme. Pour de nombreuses raisons, nous n’intervenons pas ou pas suffisamment. La responsabilité d’intervenir semblant incomber à l’employé de se reposer, de faire des apprentissages, des choix, etc.


Des opportunités manquées

Plusieurs gestes sont posés pour prévenir, aider, soutenir et guérir. Par contre, si nous nous regardons dans le miroir comme organisation, que devrions-nous changer ou faire évoluer pour favoriser le retour au travail des travailleurs, diminuer la durée des absences pour cause de maladie et le taux de récidive? Pas des diminutions dans le sens de «presser» le retour, mais favoriser le retour rapide parce qu’il est inacceptable de considérer comme une fatalité de vie que de nos employés soient malades sans nous remettre en question.

Habituellement, aucun, sinon peu de changements apparaîtront dans nos organisations concernant des facteurs souvent connus ayant contribué au départ d’un collègue. Nous tentons davantage de recoller maladroitement des pots à la fin du congé de maladie. 


Ayons le courage

Ayons le courage de nous remettre en question. Mieux, ayons le courage de solutionner des problèmes déjà connus!

Évidemment, l’idéal sera toujours de faire de la prévention. Cependant, lorsque nous sommes confrontés au départ d’un collègue, agissons dès le premier jour pour l’entendre, le comprendre et lui témoigner de la considération en identifiant et en posant des gestes concrets à notre portée. Nous ne pouvons pas tout changer et nous n’avons pas de pouvoir sur tout. 

Pourquoi tolérons-nous un climat malsain, le manque de clarté des rôles et responsabilités, des objectifs flous, un supérieur désagréable ou dépassé par une situation, un collègue nocif, un client excessif, une charge de travail mal répartie, des échéanciers irréalistes, etc.?

Pour davantage de présence au travail, des organisations et des employés en santé, contactez-nous!


CHRONIQUE RADIO

Pour écouter la chronique radio en lien avec ce billet, visitez :
Bonheur au travail sur les ondes de Radio-Canada "Des matins en or"