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La relève entrepreneuriale

Mise en contexte

Déjà très présents, les défis de relève entrepreneuriale au Québec ne feront que s’accroître. La pérennité ou le maintien chez nous de nos centres de décisions sont en jeu.

Souvenons-nous que 99,8 % des entreprises au Québec sont des PME. Parmi ces entreprises, 51 % des propriétaires envisagent de transférer leur entreprise d’ici 2023.


Revenir à soi

Comme propriétaire, nous avons le droit de revenir égoïstement à nous-mêmes. À l’origine, avoir l’audace de devenir son propre patron et de partir à l’aventure était relié à des rêves et à des ambitions, partagées ou non.

Qu’en est-il aujourd’hui? Au fil des années, que sont devenus les rêves et les aspirations? Personnellement, comment vous visualisez-vous en 2026? Enclencher un processus de relève n’est assurément pas qu’un cheminement rationnel. Des défis humains insoupçonnés feront surface. Le premier étant de se positionner soi-même face à son propre avenir et à celui de son entreprise.


Garder ou non son entreprise?

Question courte, mais combien complexe! Au-delà des considérations comptables et fiscales, bien des questions humaines et parfois émotives doivent courageusement se poser.

Pour l’entrepreneur, son entreprise lui permet de combler quels besoins? Liberté, autonomie, indépendance, dépassement de soi, reconnaissance, appréciation, etc. À l’opposé, l’entreprise le limite en quoi? Quels besoins seront difficiles à combler tant qu’il sera propriétaire?
Vendre son entreprise est un moyen pour rendre possible la relève. Mais est-ce le bon moyen? Tant que les besoins émergents ne seront pas clairs, il sera difficile de trouver le bon moyen. Envisager tous les scénarios est primordial, mais secondaire dans les étapes à franchir.


Être son pire ennemi

Parce qu’un propriétaire, comme tout le monde, peut avoir des peurs, des craintes ou des doutes, il peut lui-même contribuer à l’échec d’un processus de relève. Il peut contribuer à l’échec d’une transaction ou à la cohabitation qu’il devra vivre avec un successeur. Ce qui le préoccupe finira par se manifester dans sa façon d’exercer son leadership et dans la facilité ou la difficulté qu’il aura à envisager la relève avec confiance. À titre d’exemple, un propriétaire cédant pourrait :
• Avoir de la difficulté à lâcher prise;
• Juger sa succession et les autres générations;
• Croire fermement en une seule façon de faire les choses, la sienne!
• Décider de ce qui serait bon pour la succession;
• Faire des choix pour éviter des chicanes potentielles;
• Ne pas parler, s’isoler et tenter de trouver seul des solutions en manquant de recul;
• Etc.


Prévoir plus de temps que pas assez

Parce qu’un processus de relève est complexe à plusieurs niveaux et que vous ne contrôlez pas toutes les variables, commencez tôt. L’expérience démontre clairement qu’un tel processus peut prendre entre 5 et 7 ans. Commencez plus tôt que tard et ne restez pas seul pour avoir le niveau d’altitude nécessaire à une bonne vision.


Il nous fera un plaisir de vous accompagner dans vos réflexions et dans chacune des étapes vers une transition harmonieuse en respectant vos besoins, ceux des successeurs et ceux de l’entreprise.


CHRONIQUE RADIO

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Bonheur au travail sur les ondes de Radio-Canada "Des matins en or"