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Être patron, pas une job pour se faire aimer!

15 mars   Daniel Déry   Gestion des ressources humaines  

Je suis toujours étonné en 2016 lorsque j’entends des patrons affirmer qu’ils ne sont pas là pour se faire aimer. Une partie est tout à fait vraie. Par contre, dans nos organisations modernes et intergénérationnelles, nous devrions pousser plus loin la réflexion. Nous ne pouvons pas entretenir des relations sans saveur avec les personnes pouvant faire une différence dans l’avenir de nos organisations.

Nous perdons trop facilement de vue que chaque personne fait une différence dans le quotidien et l’avenir de l’organisation. Si ce n’est pas le cas pour un individu, que fait-il encore chez vous?

NE PAS ÊTRE PAYÉ POUR SE FAIRE DES AMIS

Ne pas connaitre le nom de ses employés est difficilement pardonnable. Ne pas les connaitre sous prétexte qu’ils ne relèvent pas de vous et qu’il y a un intermédiaire entre vous et eux est arrogant!

Un des bons moyens pour se sentir seulement comme un numéro au sein de l’organisation est de ne pas être salué et même ignoré par le patron de mon patron!

Évidemment, garder une saine distance pour éviter de semer de la confusion et d’envoyer des signaux incohérents et d’incohésion en «passant par-dessus la tête» d’un chef d’équipe, un gérant ou un contremaitre est tout à fait souhaitable. C’est une question de gros bon sens. 

Les patrons ne sont en effet pas payés pour se faire des amis. Mais ce n’est pas une raison pour être non sociable. Chacun veut se sentir unique, important et reconnu. Les patrons distants auront un mal fou à faire preuve de considération sincère. Ces mêmes patrons prônant le respect dans leur équipe risquent de se faire accuser de manquer de civilité.

NE PAS ÊTRE PAYÉ POUR SE FAIRE AIMER

Les patrons ont, entre autres, le devoir de prendre des décisions parfois impopulaires. Trop chercher à se faire aimer peut paralyser ou ralentir des processus souhaitables et nécessaires bien que difficiles. C’est ce que nous appelons le courage managérial.

Sans chercher à se faire aimer, un patron doit tout de même être agréable. Qui a envie de se dépasser pour un être désagréable? Nous nous investissons alors par obligation et non par loyauté. Nous savons alors ce qui risque d’arriver au taux de rétention!

Un patron doit donner à ses troupes le gout de le suivre, le gout de relever des défis et de repousser des limites à ses côtés. Les habiletés humaines n’ont jamais été aussi importantes qu’avec les jeunes générations actuelles. Savoir écouter, mobiliser, responsabiliser, faire émerger des talents, développer la confiance et la complicité dans l’action au cœur des équipes devient un art. Les responsabilités patronales nécessitent d’être conscient de ses habiletés humaines, de son impact sur les autres et de ses propres points perfectibles.

LÉGITIMITÉ ASCENDANTE

Historiquement, le leadership et la légitimité venaient du haut. L’autorité et la légitimité n’étaient pas très discutables…

Aujourd’hui, ne perdons surtout de vue que la légitimité et le leadership d’un patron viennent de la reconnaissance des gens sous sa supervision. La légitimité d’un superviseur vient de son patron mais elle doit également être accordée par ses pairs et ses employés. Imaginez le pétrin dans lequel pourrait se retrouver un patron désagréable et sans ami!

La beauté c’est que lorsque nous nous prenons soin de gens, réellement et sincèrement, ils nous le rendent bien, simplement, naturellement et spontanément!

Si tout ceci vous semble utopique considérant la complexité de votre réalité, contactez-nous.